4 articles relevés,
1 dans Presse océan
3 dans Ouest-France

sur un même sujet:
le life.
le 28 novembre 2009

Echos de la presse locale.

En titre:

Le Life perd la tête !

La Ville reprend la main sur le Life
Plus, 2 allusions dans:
Billet: Garder l'originalié, s'ouvrir aux nazairiens
et
farces et balises..: Décodage

Les titres s'amusent, et suggèrent, un peu ironiques, mais pas trop.
Les journaux nous apprennent que le contrat de 3 ans accordé au directeur du LIFE (Lieu International des Formes Emergentes) prend fin et qu'aucun directeur ne lui succédera, mais un comité de pilotage constitué des "acteurs municipaux et culturels locaux. Une nouvelle direction bien ficelée."
Cette annonce donne l'occasion de faire un premier bilan.

Bilan de l'adjoint à l'attractivité, m. Provost.
Formulation forcément paradoxale. Se référant à des chiffres de fréquentation disparates, il tire un bilan " très positif " des trois années, et déclare vouloir "capitaliser sur ce qui a été fait."
Ouest-France résume l'ambition de l'adjoint: Cultiver sa particularité. Presse Océan confirme par une citation: " Nous conserverons toutefois l'aspect atypique et original du lieu."
Le "toutefois" insinue la nuance critique et l'insatisfaction reconnue, mais difficile à afficher.

Bilan suggéré par les journalistes.
L'auteur des farce et balises se moque un peu. Dans le mensuel municipal, et sur le site officiel du parti socialiste, "esprit d'équipe", les porte-parole officiels du message à destination des citoyens se montraient "très louangeurs à l'égard de cette institution." Manque de flair? ou habitude irrépressible des louanges quoiqu'il arrive?
Plus à l'écoute des nazairiens, les auteurs des articles d'OF comme de PO, ne manquent pas de mettre en relief le décalage profond apparu avec la programmation d'un directeur "brillant, volubile" séduisant aux yeus de certains, mais trop parisien.
Une phrase de l'article de Presse Océan, résume avec diplomatie: "le Life, installé dans l'alvéole 14 de la base, n'a toujours pas été complètement adopté par les Nazairiens."
Les termes sont élégants et légers au regard de l'importance du budget consacré.





Commentaire.

Inutile d'en rajouter. Les nazairiens, dans leur grande majorité, ont senti le bide.
L'inflation du titre a fait sourire, dès l'origine.
Que des manifestations culturelles qui s'y sont déroulées depuis 3 ans, en vertu de son objectif, vers des productions étonnantes, ou par extension vers des concerts ou production plus classqiues, aient satisfait du public... encore heureux. N'était-ce pas la moindre des choses?
Le malaise vient de plus loin.
Faut-il le rappeler, la municiplaité est, mais ne l'avouera pas, empétrée dans la décision initiale de M.Batteux, de conserver à tout prix, la base, et de lui donner une destination nouvelle.
C'est la fuite en avant. L'investissempent culturel à Saint-Nazaire n'est pour une grande part, pas décidé en fonction des besoins ou désirs des habitants, mais pour occuper des locaux dont il faut justifier l'existence.
Un contenu culturel inventé pour justifier un contenant...
La phrase d'ailleurs ne s'applique pas qu'à la base.
Et dire que des budgets sont votés déjà, par la majorité municipale, pour préparer l'alvéole 12.
L'obligation de tirer un bilan de l'expérience du LIFE, va-t-elle entrouvrir les yeux des responsables, sur les lieux et les formes de la culture souhaitable en vertu de la sociologie de Saint-Nazaire et de ses véritables atouts?