le 23 Mai 2009

Echos de la presse locale.
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Un pavé dans la mare

Cinéma : dernière séance aux Korrigans
le 23 Mai 2009


Dans Ouest-France:

En titre:

Cinéma : dernière séance aux Korrigans.


"Plus de rires, plus de pleurs... C'est un silence bien triste qui va tomber sur les Korrigans. Ça me fait mal au coeur."
Le journaliste de Ouest-France rapporte ces paroles de Tony Molière, ce passionné de cinéma qui depuis 1976 faisait vivre la dernière salle de l'avenue de la République.
L'article revient sur les circonstances de cette fermeture non souhaitée et sur les interrogations formulées par l'adjoint à la culture, M Provost.

Commentaire.

Nous ne pouvons que déplorer la fermeture du cinéma "les Korrigans" qui survenant après celle du France et dans un autre domaine celle d'Intersport contribue encore un peu plus à la désertification du centre ville. Cette fermeture laisse au Cinéville une situation de monopole dans la diffusion de films sur Saint-Nazaire.
Comment en est-on arrivé là? Il faut se rappeler la vive polémique qui a opposé lors de la création de Cinéville messieurs Batteux et Molière, le premier magistrat voulant rendre son projet ville port attrayant, roulait pour la création d'un grand multiplex près de la base, alors que le second, s'estimant mis devant le fait accompli protestait, arguant que trois lieux différents c'était trop pour la viabilité du cinéma sur Saint-Nazaire.
C'est un intervenant extérieur le centre national cinématographique CNC qui a donc tranché, sans que l'on sache si la ville a été consultée, sur ce sujet.
Seuls Messieurs Batteux et Provost sont à même de nous le dire.
La conséquence de cette fermeture risque bien d'être la baisse des cinéphiles sur la région Nazairienne, puisque Cinéville pratiquait une tarification plus onéreuse que les Korrigans qui avait su augmenter sa clientèle en pratiquant un tarif plus bas que son concurrent.
Saint-Nazaire se trouve dorénavant avec deux salles disponibles, le France et maintenant les Korrigans.
Label Gauche pense qu'une de ces salles, pourquoi pas le France pourrait accueillir en effet un cinéma "d'art et essai".
Quand à la destination de la seconde les Korrigans, pourquoi ne pas envisager d'y transférer la salle Jacques Brel, si elle devait quitter le Petit Maroc, ce qui aurait un effet bénéfique pour la vie et l'animation du centre ville qui en a bien besoin.