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prises de position des élus label gauche au conseil du 26 juin 2009

Les délibération discutées lors d'un conseil municipal permettent aux différents groupes de s'exprimer sur des questions
importantes pour les nazairiens
"Label gauche est le regroupement de militants de gauche, bien de gauche, mais aux sensibilités parfois différentes.
Les déclarations faites par les élu(e)s comme par des adhérents reflètent toujours une position majoritaire, mais peuvent être
discutées sur certains points reflétant la sensibilité particulière de quelques-un(e)s. Les militants de label gauche ne sont
pas tenus d'avoir le doigt sur la couture du pantalon."


Voici les textes des prises de position des élus label gauche au conseil du 26 juin 2009. (cliquer pour choisir)

- déclaration liminaire : Non à l’aéroport Notre Dame des Landes
- sur les élections européennes
- Les conseils de quartier : bilan d’une année
- Délibération 2: statuts de Saint-Nazaire Associations.
- Délibération 5: Politique tarifaire de la ville de St Nazaire à destination des familles.
- Délibérations 7 et 8 : Compte administratif 2008 et affectation du résultat.
- Délibération 11 : Taxe locale sur la publicité extérieure.
- Délibération n°12 : Au marché « fourniture de service de télécommunication »
- Délibération n°19 : silène/sous-traitants.
- Délibération 21 : convention à signer sur THNS.
- Délibération 22 : Politique de l'habitat. Soutien à l'accession sociale.
-Délibération n°40 : Contrat educatif local.

ab
déclaration liminaire : Non à l’aéroport Notre Dame des Landes.


Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Au 2ème semestre 2008, le monde prenait conscience du marasme dans lequel sa frénésie libérale l’avait précipité. Les politiciens et les économistes pataugent. Ce sont les penseurs, philosophes et sociologues contemporains qui nous aident dans notre réflexion pour inventer le monde de demain, c’est du côté des Bernard Stiegler, Michela Marzano, François Dubet que nous citons déjà dans nos interventions au Conseil Municipal qu’il faut chercher analyses et propositions. Je vous invite aussi à écouter les propos d’un homme médiatique, âgé et oh combien respectable, Albert Jacquard, à la fois polytechnicien et grand généticien mais aussi homme engagé sur le terrain auprès des sans-papiers, SDF et autres démunis. Il dit : « Nous ne devrions pas parler de crise car c’est une mutation qui est en train de se produire. Une crise s’arrête comme la pluie. Cependant la pluie Maddof est tombée mais le beau temps ne reviendra pas. Voilà une occasion merveilleuse de renouveler les problématiques. (…). Profitons-en pour nous poser les questions autrement. »
Oui, profitons-en pour nous poser les questions autrement, notamment en matière de transport longue distance. Vous voyez où je veux en venir, je veux vous parler de l’aéroport de Notre Dames des Landes, chers collègues.
Nous voici entrés dans une période où on commence enfin à réaliser que les ressources de la terre s’épuisent, l’eau, le pétrole (dans 20 ans, au rythme où ça va, nous n’aurons plus de pétrole !), … et où il est admis, à part du côté de quelques hurluberlus, que nous sommes acteurs et accélérateurs, nous humains, du réchauffement climatique.
Alors l’avion… ceux qui en avaient les moyens le trouvait bien pratique pour se déplacer. Mais le trafic aérien, c’est un facteur majeur de consommation de pétrole et de production de gaz à effet de serre. A titre anecdotique, aujourd’hui, l’entreprise agroalimentaire Doux, quand elle transporte par avion 100t de poulet, cela dépense 110 tonnes de kérosène ! Le kérosène va coûter de plus en plus cher, industriels et promeneurs vont y regarder de plus près avant d’emprunter l’avion. Gageons d’une relocalisation proche sur le plan industriel, et de citoyens préférant le train pour se déplacer à moins de 1 000 km.
Alors construire aujourd’hui un nouvel aéroport est une folie !

Et quand on sait que l’actuel aéroport Nantes Atlantique n’est utilisé qu’à 30% de ces capacités, ce n’est plus une folie, c’est de la mégalomanie.
Attention, nous ne sommes pas CONTRE le transport aérien, contre les aéroports, contre les avions et leur construction à Saint Nazaire, mais améliorons celui de Nantes Atlantique, investissons dans sa sécurité (n’oublions pas que les avions qui partiraient de NDDL pour l’Amérique survoleraient des sites classés « risque Seveso »), investissons pour diminuer les nuisances acoustiques, investissons pour une meilleure liaison train-avion puisqu’une ligne ferroviaire est déjà tracée ! Repensons l’orientation de la piste. Réaménageons la gare aéroportuaire et ses abords et parkings.
Quant au coût d’une telle opération qui va engager les contribuables que nous sommes et que nous représentons parce qu’élus par eux, parlons-en ! 2 milliards d’euros au bas mot ! Avec un partenariat Public-Privé. Mais le privé va-t-il s’engager dans la conjoncture actuelle ? (ici, nous sommes échaudés par les promesses d’Apsys au Ruban Bleu). 2 milliards d’euros, c’est 130 collèges, ou plus d’une année de financement du RSA pour la France entière, ou 20 ans du budget d’insertion du Conseil général de la Loire Atlantique !
L’Europe ne veut pas y mettre un centime ; le Conseil Général non plus. Qui va payer, nous nous le demandons bien ?
Enfin, examinons le site de Notre Dame des Landes…2 000 ha qui vont être détruits, 82 exploitations agricoles touchées, une biodiversité rare du fait du non-remembrement anéantie. L’agriculture de proximité qui est l’avenir de notre alimentation complètement fichue en l’air !!!
Par le vote aux élections européennes, les français, et plus localement nos concitoyens nazairiens, ont montré un intérêt croissant pour la protection de leur environnement. Ecoutons-les.
Rappelez-vous du titre du film qui est passé sur les écrans cet hiver : « nos enfants nous accuseront… ». Alors, quel monde voulons-nous pour nos enfants, nos petits-enfants ?
Des gens se battent déjà depuis plus de 30 ans contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, nous les saluons, il y en a autour de cette table. De nouveaux éléments économiques et écologiques viennent aujourd’hui conforter leur combat. L’ACIPA, association contre l’aéroport compte 3 500 adhérents, allez voir leur site sur internet, remarquable analyse technique et économique, propositions très concrètes d’améliorations de Nantes Atlantique ! Mes chers collègues, changeons notre regard sur ce projet pharaonique d’un autre temps. Si nous nous mobilisons en tant qu’élus, le projet ne passera pas. Souvenons-nous des militants qui se sont battus contre l’extension du port sur Donges-Est… Certains prétendaient que le combat était perdu d’avance. Aujourd’hui, le projet est définitivement abandonné, la zone est classée, c’est une victoire de citoyens et citoyennes! Et la centrale nucléaire du Carnet ! Terminé. On n’en parle plus non plus, heureusement.
Parlons aussi emploi… Certes, pendant quelques temps, on « relancerait » le BTP en construisant le nouvel aéroport. Quels emplois ? Des montages exotiques comme on en connaît à Saint Nazaire et où des indiens, des polonais, des grecs ou des bulgares sont obligés de se battre pour recevoir leur juste dû ? Je connais bien et depuis longtemps la région où a été construite la Centrale de Golfech dans le Sud Ouest. Oui, j’ai vu de l’emploi se créer, une région qui revivait, des commerces qui prospéraient… Pour combien de temps ? Allez voir maintenant ce qu’il en reste, un désert économique et démographique ! Ici, 82 exploitations agricoles qui disparaîtraient, ce n’est pas 82 emplois qui disparaîtraient, mais tous les emplois pérennes qui tournent autour, rien qu’en emplois para-agricoles, ce sont 700 emplois en moins !
Rejoignez les élus de tous bords, je pense aux Verts, aux Alternatifs, au NPA, mais aussi aux Socialistes, aux membres du Front de Gauche, du Modem, des non-inscrits de gauche comme de droite, qui ont déjà signé l’appel des élus souhaitant une ré-étude du projet de l’aéroport Notre Dames des Landes !
Je terminerai simplement par une citation, celle de Monsieur le Maire, Joël Batteux le 11 décembre dernier lors de la présentation des Assises d’Agenda 21 de la Région à Saint Nazaire, devant le Président de Région Jacques Auxiette et d’une partie d’entre nous : « On ne pourra pas continuer à fonctionner comme on a fonctionné avant » suite au marasme mondial qui venait de commence à nous frapper de plein fouet. « On ne pourra pas continuer à fonctionner comme on a fonctionné avant » !



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Déclaration liminaire sur les élections européennes

Les groupes politiques rattachés à des partis nationaux ayant donné leur lecture des élections européennes, les élus Label gauche ont tenu à préciser leur point de vue.

Aaucun parti politique ne peut s’enorgueillir de l’abandon des urnes par les citoyens. Aucun français ne peut être fier de voir réunis à Strasbourg la famille Le Pen. Non, monsieur Garnier, la droite n’a pas gagné.
Aucun parti ne peut additionner des scores potentiels en culpabilisant les partis qui n’étaient pas prêts pour une union éphémère. Non, monsieur Cotta, votre analyse sur les résultats est fausse, l’esprit d’équipe n’a pas fait 51% des voix ce è juin. Le très bon score d’Europe Ecologie ne peut que vous inciter à prendre enfin sérieusement en compte la problématique environnementale. Une rose rouge n’a-t-elle pas aussi une tige et des feuilles vertes ainsi que des épines !!!!


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délibération sur les conseils de quartier : bilan d’une année


Il y a un an, nous avions salué la naissance des conseils de quartier tout en insistant sur le fait que nous serions vigilants sur les notions de démocratie et de participation des citoyens à la vie de la cité. Vous avez fait de ces conseils un outil de votre nouvelle gouvernance (mot sinistrement colonialiste), loin de l’idée des comités de quartier que nous défendions.

Si nous reconnaissons le travail accompli par Arlette Mousseau et son équipe, tous les citoyens qui se sont investis dans le processus, nous ne pouvons souhaiter que cette année ne soit qu’une première étape vers plus de prises de décisions communes, que plus de moyens soient déployés pour permettre aux habitants, aux membres des conseils de pouvoir échanger, recueillir les avis des uns et des autres, avoir la latitude, le temps de l’appropriation et de la maturation pour faire de vrais choix
Nous ne pouvons qu souhaiter que votre gouvernance ne confonde plus consultation (selon le petit robert : le fait de prendre un avis) et concertation (le fait de construire ensemble). Une évolution du règlement intérieur nous semble aussi nécessaire en laissant de côté le huis clos comme de nombreuses villes l’ont fait.


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Délibération 2: statuts de Saint-Nazaire Associations.
Délibération 2:
Nous nous félicitons de l’évolution statutaire des grandes associations nazairiennes dont on a pu penser parfois qu’elles étaient des services municipaux. Cela va effectivement dans le sens d’une meilleure participation des citoyens à la vie de la cité.
Cependant, n’étant pas naïfs, nous constatons que les présidences reviennent néanmoins à des personnes qui sont de votre sérail.
Alors encore un effort, Mesdames et Messieurs de la majorité, faites confiance à vos concitoyens qui s’engagent dans le mouvement associatif et laissez s’exprimer une autre démocratie !

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Délibération 5 : Politique tarifaire de la ville de St Nazaire à destination des familles.
Délibération 5 : Politique tarifaire de la ville de St Nazaire à destination des familles.
Une phrase nous a heurtés dans la délibération N°5, je cite : « Ainsi, n'y aura-t-il plus de service totalement gratuit à la Ville de St Nazaire. » ; au motif que cela va « promouvoir le respect du lien public, la responsabilisation des usagers ainsi que la reconnaissance du travail réalisé par les agents publics. »

Ne sommes-nous pas en train de tomber dans un piège diffus qui tient à la conquête bien avancée des esprits par les représentations marchandes ? Beaucoup sont envahis par la croyance que seule l'évaluation et le sacrifice marchand sont de nature à indiquer la valeur des choses. C'est une fiction instillée par les thuriféraires du divin marché, une fiction que dément notre expérience quotidienne : prendre du temps pour s'occuper d'un proche malade n'a pas de prix et pourtant cela a de la valeur. Autre exemple, l'école gratuite à nos yeux et pour nos concitoyen-nes n'a pas de prix mais pour nous c'est une valeur cardinale.

N'est-il pas temps de redonner une belle place à la question de la gratuité, revendication historique que les socialistes du XIXème siècle avaient su porter pour les services publics ? Lors de la campagne en 2008, nous la revendiquions pour les transports en commun. Nous continuons à penser à l'instar de Jean-Louis Sagot-Duvauroux interrogé par le politologue Paul Ariès, dans le dernier numéro du journal, Le Sarkophage, que ce principe de gratuité est une sorte de gousse d'ail contre l'empire et vampire marchand.

« Ainsi, n'y aura-t-il plus de service totalement gratuit à la Ville de St Nazaire. »  Quid des entrées au Grand Café, au Life ? En matière, de gratuité dans l'accès à la culture St Nazaire est pourtant plutôt en avance.
Nous ne nions pas la complexité du problème notamment dans le cadre de la restauration municipale. Nous nous demandons seulement comment ensemble nous pourrions faire de la gratuité un nouveau paradigme permettant de refonder un projet émancipateur ?

Remarques :
Utilité du barème CAF PRO, égalitaire et simple d’usage : TB
Qu’au sein du CCAS, on s’assure que des personnes n’enlèveraient pas leurs enfants de la cantine au motif que c’est payant (car souvent seul repas « correct ou équilibré » ou seul repas « tout court » de la journée pour certains enfants)

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Délibérations 7 et 8 : Compte administratif 2008 et affectation du résultat.


C’est un compte administratif de fin de PGD donc de fin du mandat précédent où Label Gauche n’était pas présent : par conséquent, nous nous abstiendrons.
Cependant quelques remarques :
En effet, la dette est très faible, ce qui serait plutôt un élément positif incontestable dans le contexte actuel. Précédemment, nous avions fait la remarque que la ville aurait pu avoir recours un peu plus quand même à l’emprunt ces dernières années. Cela aurait permis de réaliser de l’entretien lourd au fur et à mesure du temps où se dégradaient les écoles, les équipements sportifs, les routes, … Maintenant, du coup, il va s’agir de rattraper sur le prochain PDD des travaux qui auraient pu être fait en temps utiles. Mais un choix de politique d’investissement dans du neuf qui se voit, avait plutôt été retenu à l’époque !
Autre remarque : une certaine opacité des coûts malgré la compta analytique, malgré la présentation des comptes par fonction croisée. N’ayant pas ce type de comptabilité sur l’ensemble du mandat précédent, on ne peut évaluer le coût de revient précis de certains investissements (exemples : dans la base sous-marine, à Agora, la démolition de la Maison du Peuple et la reconstruction de la Maison des Syndicats), ni connaître aujourd’hui les coûts de fonctionnement de ceux-ci car ne faisant pas l’objet d’une imputation particulière dans la présentation (exemple : seulement des montants globaux en euros des dépenses de gaz et fuel). Si ces dernières charges ont augmenté de +8% par rapport à 2007, nous souhaitons que vous soyez vigilants sur l’isolation des locaux afin de gaspiller moins d’énergie et d’être exemplaires dans la ville.


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cc
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Délibération 11 : Taxe locale sur la publicité extérieure.

Nous sommes favorables à la taxe locale sur la publicité extérieure mais nous entendons ici poser sur la place publique le problème sociétal que représente la publicité. Il est d'ailleurs question de réformer la loi de 1979 concernant la publicité, les enseignes et pré enseignes lors des prochaines discussions du Grenelle de l’environnement.

Pour rappel, la publicité est une forme de communication, dont le but est de fixer l'attention d’une cible visée (consommateur) pour l'inciter à adopter un comportement souhaité : achat d'un produit.

Représentant 1% du PIB mondial, chacun-e sait que la publicité est le nerf de la guerre de cette société de consommation responsable de la crise écologique dans laquelle nous sommes ; crise écologique dont nous ne voyons que la partie immergée de l'iceberg, tant que cet iceberg n'a pas fondu d'ailleurs...
Il semble désormais inconcevable de nier les conséquences désastreuses de la publicité sur l’environnement et ses conséquences dévastatrices sur notre façon de vivre en société. En effet, la publicité déconnecte l’acte d’achat des causes et conséquences qu’il peut avoir sur l’environnement ou la société. Elle incite au gaspillage et souvent à l’achat de produits nocifs pour l’environnement. Elle pousse au surendettement et à l’achat du moins cher sans regard sur les conditions sociales des travailleurs.
C'est la recherche du toujours moins cher, mais à quel prix social et écologique ?
Gandhi avait bien décrit le nœud gordien de la société capitaliste : « Il y a assez de ressources sur la planète pour répondre aux besoins de tous mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. »

Si nous ne voulons plus du développement durable du capitalisme, on ne peut plus faire l’impasse sur la question publicitaire. Oublier cette donnée, camarades de Gauche, c’est traiter les effets sans s’occuper d’un des fondements du problème. Alors qu’on invite le consommateur à adopter des gestes simples pour préserver la planète, il est un geste simple que l’on pourrait adopter à St Nazaire : la diminution de la place de la publicité dans l’espace public. Des villes, telles que Sao Polo au Brésil, ont déjà pris des résolutions draconiennes.
Nous relayons de la sorte l'appel d'associations telles que Paysage de France, France Nature Environnement, Résistance à l'agression Publicitaire et les Déboulonneurs, appel pour retrouver la beauté des villes et reconquérir les espaces périurbains.
Mais l’affichage publicitaire n’est pas qu’une question de paysage, il nous semble également nécessaire de nous interroger sur deux autres points.
Premier point problématique.
le développement de la privatisation de notre espace public. Les panneaux, depuis le premier mandat de M. Batteux, ont fleuri à St Nazaire, comme partout ailleurs. La question démocratique est posée. L’espace public, en tant que bien commun, est déjà largement privatisé au profit de la publicité, alors même que la liberté d’expression est plus que jamais à défendre pour les citoyen-nes (Sarkozy, je te vois), les associations et l’art.
Nous demandons donc par exemple qu'une surface équivalente soit allouée à l’affichage publicitaire et aux espaces d’expression libre.

Second point problématique.
- L’affichage publicitaire a aussi sa place dans un débat relatif à l’enfance et à l’éducation. La prolifération des panneaux publicitaires pose la question de la contradiction permanente entre ce que les professeurs enseignent en classe et les valeurs que prônent les messages publicitaires (l’argent roi, la violence, le sexisme, l’idéal de beauté par la maigreur, les mauvaises habitudes alimentaires…). Pour information, le budget mondial de la publicité est supérieur à celui de l’éducation !
Pour toutes les raisons précédemment développées, nous ne voterons donc pas les exonérations de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure.

Pour terminer, deux remarques. Ne serait-il pas intéressant de mettre en place un groupe de travail au sein des conseils de quartier pour étudier les Règlements Locaux de Publicité et qui permettrait aux associations de protection de l'environnement ou du cadre de vie d'y participer ?
Enfin, avez-vous vu cette publicité pour la politique du Conseil Général 44, Département Solidaire ? « Offre 830 hectares d'espaces naturels » Publicité qui nous a laissé songeur... Est-ce que cette offre s'adresse aux bétonneurs du projet d'aéroport à NDDL ? Ou bien alors, le Conseil général a-t-il sagement décidé de mettre les terres en sa possession au service du développement d'une agriculture périurbaine de qualité qui satisfera les besoins en aliments sains des cantines scolaires ?


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dd
Délibération n°12 : Au marché « fourniture de service de télécommunication ».

Enseignement du second degré – Collège Albert Vinçon –Reconduction du dispositif relais –
Délibération n°12 : Au marché « fourniture de service de télécommunication »
Bien entendu, collectivités comme particuliers, nous ne pouvons échapper à des manœuvres capitalistiques qui nous dépassent. Donc, SFR absorbe Cegetel après Télé 2 ! Mais, à terme, ne verra-t-on pas apparaître des monopôles privés bien plus nuisibles pour le citoyen que ne l’étaient les entreprises nationalisées ? Ceux qui ont enclenché ce processus de dénationalisation et de mise en place d’une «concurrence libre et non faussée » au travers des différents traités européens, en avaient–ils pleinement mesuré les conséquences ?
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Délibération n°19 : silène/sous-traitants.


Délibération n°19 : silène/sous-traitants.
Donner la priorité au logement social est un véritable engagement politique et financier qui ne doit pas faire oublier les engagements humains. Certes, nous n’en sommes pas au point de faire un parallèle entre le montage exotique de STX, esclavagiste moderne, et ce qui se passe chez les sous-traitants de la Silène, quoique !
Les entreprises qui travaillent pour la Silène se doivent de respecter une charte éthique et assurer des conditions de travail décentes à leurs salariés. Ainsi quand Cegelec se voit confier un chantier de rénovation électrique dans les appartements de la Bouletterie , la Silène devrait s’assurer et contrôler les conditions de travail des salariés :cadences infernales( 2 appartements/jour ), pas de pause, une équipe d’indiens encadré par un seul francophone, pas de boisson sur site (jeudi, il faisait 27°), nous n’osons imaginer leurs conditions de logement.
Nous voulons du logement à tout prix mais pas au prix de conditions de travail intolérables, de la dignité bafouée de travailleurs étrangers.

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Délibération 21 : convention à signer sur THNS.(transport à haut niveau de service)


Délibération 21 : convention à signer sur THNS.(transport à haut niveau de service)

En tant que liste candidate à l'élection municipale en 2008 à Saint-Nazaire, Label gauche a présenté des propositions pour l'amélioration de la mobilité dans la ville.
Nous ne pouvons donc qu'approuver la décision de la Carène et de la municipalité de Saint-Nazaire, de réorganiser le réseau des transports en commun.
Néanmoins, nous regrettons formellement la brièveté du temps de la concertation et le peu de moyens consacrés à des discussions collectives, compte-tenu des enjeux.
Nous pensons en effet qu'au delà de la nécessaire amélioration du service, la concertation aurait du avoir pour objet explicite, le changement du rapport des Nazairiens et des habitants de l'agglomération à leur mode de circulation et la préparation à d'une circulation écologique pour demain. Pour cela, une longue période de dialogues et d'échanges était recommandable plutôt que ce qui est annoncé, à savoir une politique de contrainte par la limitation importante des stationnements, une pratique accentuée de PV et l'ouverture d'une fourrière.
Nous aurions aimé aussi qu'une réflexion sur l'avenir de la ville accompagne cette réorganisation et que plusieurs projets de tracés soient proposés, la structuration d'une ville étant très liée à ses voies et modes de circulation.
Nous nous demandons si le projet du tracé principal actuel est de nature à renforcer le centre ville aujourd'hui en panne d'attrait (et victime de la délocalisation vers les extérieurs, de nombreuses activités, libérales, commerciales, artisanales et de services ) ou à étirer la ville et renforcer ces points extérieurs que sont les zones de la gare (jusqu'à Auchan) et Océanis.
Le projet baptisé "épine dorsale" n'est pas articulé sur le centre, mais le dessert simplement comme un point sur une ligne.
Nous regrettons que ces discussions entre autres n'aient pas été programmées.

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Délibération 22 : Politique de l'habitat. Soutien à l'accession sociale.

Délibération 22 : Politique de l'habitat. Soutien à l'accession sociale.
« Le dispositif d'aide à l'accession à la propriété prévoit le versement d'une subvention de la CARENE dans des opérations au prix de vente et à l'économie de construction strictement contrôlés.
Que signifie économie de construction strictement contrôlée ? Qu'en est-il du type d'isolation choisi pour réduire au maximum les dépenses d'énergie ? Sont-ce des constructions de haute qualité environnementale ?



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Délibération n°40 : Contrat educatif local.


Délibération n°40 :
Nous voterons pour cette délibération car les actions à mettre en œuvre s’inscrivent dans la réussite des objectifs à atteindre et il est toujours bon pour les finances municipales de trouver des fonds complémentaires.
Néanmoins, à la lecture de bénéficiaires de ces aides, nous regrettons de ne retrouver en majorité que de grosses structures nazairiennes.
De petites associations, des professionnels de l’Education participent aussi à l’action éducative sur la ville et le premier PEL ne les a pas pris en compte.
Puisque l’heure est à la révision du PEL, nous souhaitons que la nouvelle mouture réaffirme et réalise l’objectif spécifique « renforcer la coopération entre les acteurs éducatifs » et globalement qu’il soit plus ambitieux.
La nouvelle organisation scolaire demandera sûrement à repenser l’action éducative des enfants et des jeunes avec beaucoup plus d’engagement quantitatif et qualitatif.
Cela ne se fera pas sans moyens humains et financiers importants si nous voulons que Saint Nazaire privilégie l’Education pour tous, valeur fondamentale de la Gauche.

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