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Sur le PLU, quelques propositions.

Le PLU conclut à certaines prescriptions au nom de préoccupations d'écologie, de
protection de l'environnement, d'une logique économique raisonnable ou du bon sens.
On peut facilement en être d'accord.
En revanche les doutes exprimés précédemment amènent à reconsidérer les orientations
générales qui sous-tendent le plan et engagent l'urbanisme pour les 10/12 ans à venir.
Ces doutes amènent à faire les propositions contradictoires suivantes.

1- Reprendre le débat avec la population sur des bases contradictoires pour re-susciter critiques
et nouvelles propositions. Organiser une concertation qui soit une concertation selon des méthodes
de travail collectif .
A Paris le PLU a été préparé pendant 4 ans avec concertations, avec 121 conseils de quartier
"ouverts à tous ceux et toutes celles, habitant et/ou travaillant dans le quartier, désireux de s’y investir."
(citation de la charte.)

2- Réduire la voilure et consolider l'existant. Reprendre le slogan de l'équipe majoritaire lors de l'élection
municipale: pour une ville moyenne de qualité.
Donner au mot local du plan local d'urbanisme une dimension de quartier...
Entendons ville moyenne au sens de la ville actuelle, sans prétentions excessive et non motivée
d'extension pour de l'extension.
L'expérience de la création du ruban bleu et ce qu'elle a généré, de démolitions, reconstructions toujours
non terminées illustre négativement le concept de marche en avant que la majorité municipale veut faire
prendre pour du développement.
L'affaire est compliquée puisque certains engagements ont précédé ce PLU, (par exemple en ce qui
concerne la zone de pré-hembert ou la gare côté nord...)

3- Arrêter l'extension de l'urbanisation à l'ouest. S'en tenir à l'implantation de la cité sanitaire au Pré Hembert
et limiter les constructions.

4- Valoriser l'espace agricole restant et lui donner une vocation collective de production, d'agrément, de
détente... Définition des zones dans ce sens.

5- Densifier à l'intérieur de la ceinture, en socialisant, c'est à dire en harmonie d'espaces . (cf 5)
en échange avec les gens des quartiers en recherchant le donnant donnant et sans oublier la nécessaire
revalorisation de la partie Nord, nord-est de Saint-Nazaire. Rapprocher et revaloriser Méan-Penhoët.

Prendre acte des proximités Saint-Nazaire Trignac, repenser les liaisons.
Le pont de la gare est déclaré barrage depuis 20 ans. Aujourd'hui les piétons qui se déplacent vers la zone
commerciale de Trignac se sentent en danger en bord de la route

6- Réaffirmer les principes de mixité sociale et s'engager pour l'amélioration de la vie dans les
quartiers

par des réflexions avec les habitants sur l'espace et les espaces, la circulation, les lieux d'échanges
nécessaires à une population diverse en âges et en moyens.
Penser urbanisme local, lieux d'animation, circulation, rencontres etc....remodelage des espaces.
Ce travail d'urbanisme local s'appuiera sur les réflexions des citoyens se regroupant en comités de quartier
ou conseils ouverts, ateliers d'échanges avec des techniciens urbanistes.

7- Au niveau de la ville, donner priorité aux liaisons, axes et moyens de circulation.
Définir les lieux noeuds d'échanges, les parkings relais en amont du coeur de la ville. les axes à aménager et
sur quels modèles. Les zonages en dépendent.
Et il est incompréhensible que ces questions soient squizzées sous le prétexte qu'elles sont du ressort de la
Carène, dont sont exclus par exemple les élus label gauche.
Le TUR sera forcément un axe qui conditionnera certaines implantations et certains commerces. Il serait
incohérent par exemple qu'il ne désserve pas le marché! Son tracé comme son style doivent être mis en débat.
Urbaniser c'est à la fois renforcer les quartiers et les relier entre eux et au 'centre' .
Le TUR pourrait être une réponse, non pas pour se servir de son tracé pour urbaniser jusqu'à Pornichet,
comme le prévoit déjà le PLU ce que nous refusons. Mais bien pour relier les quartiers entre eux, et ceux ci
avec le centre et autre lieux utiles à la vie de tous les jours(marché, commerces, gare, administrations...).

8- L'estuaire fonde l'originalité de Saint-Nazaire, comme il en dessine les limites géographiques. Le bord de
l'estuaire, propriété collective, doit être impérativement surveillé, protégé et valorisé. Les investissements
collectifs doivent profiter à la collectivité
Cette position touristique attractive peut tenter des promoteurs privés mais pourrait aussi être plutôt consolidée
par l'existence de structures accueillantes pour des séminaires, colloques et rencontres de travail divers,
et ouverts à l'intelligence sociale. (par opposition aux forums d'entreprises axés sur des objectifs commerciaux...)