| Sur le Plu, après les réunions publiques. Réflexions et propositions des élus et de l'association label gauche sur le plan local d'urbanisme Le PLU, c'est quoi?Le plu c'est quoi et pourquoi faire? des questions restent sans réponses, c'est pourquoi nous pensons que ce plu a besoin de ses habitants, de leur expression, de leur participation à la décision, de leur implication la plus forte. Pour certains c'est beaucoup de questions sans réponses et c'est dommage. Des décisions pratiques, nécessaires et intéressantes mais aussi parfois contradictoire avec la réalité vécue par les nazairiens. - les prescriptions de respect des styles d'architectures - les prescriptions de pourcentage d'espace verts autour des habitations - la nécessité d'être rattaché aux réseaux avant construction - les mesures pour la gestion des eaux pluviales - les prescriptions sur la taille des extensions constructibles - sur la densification selon les quartiers... pour l'essentiel. En fait nous pensons que la densification doit être accompagnée et être une occasion de réfléchir au quartier. Ce qui se fait à La Tréballe par exemple ne paraît guère concerté aux dires de certains habitants. - sur la construction des locaux à vélos (ce qui n'a pas été fait même pour le ruban bleu!! et il ne semble pas non plus que les immeubles de la gare en offriront aux usagers de la gare...) - le règlement des constructions en bord de mer.... ... Des postulats clamés très fort mais discutables et jamais discutés ni étayés. - Saint-Nazaire ville centre d'une zone de 250 000 habitants.. Géographiquement et géométriquement cela a peu de sens. Pas du tout au centre des terres! Ni comparable à Angers ou la Roche par exemple...à plus forte raison Le Mans!! citation du 8 juin 2005 à OF « Saint-Nazaire est au coeur d'un bassin de vie de 250 000 habitants, en allant de la rive sud de la Loire aux limites de la Vilaine, en passant par la Presqu'île guérandaise et Savenay. C'est-à-dire une taille similaire à Angers ou Le Mans. » Au regard des axes de circulation, Saint-Nazaire n'est non plus ni sur un axe de circulation ni au nœud de routes importantes, mais à l'écart... Coincée entre Océan, estuaire et brière! Bourgneuf et La roche Bernard sont-elles géographiquement attirées par St.Nazaire, ou Nantes? Sur quelles études s'est-on appuyé pour parler de ces 250000 clients? Sur les enquêtes de certains grands magasins qui nous demandent notre code postal? des études de circulation? des enquêtes auprès des personnes qui fréquentent les cinémas, les théâtres, les cliniques, les para médicaux?... Cette affirmation est grave car elle conditionne le dimensionnement des infra-structures et des super structures. C'est un pari très discutable, pas une réalité. -Les experts mondiaux annoncent le glissement des populations vers les côtes. Ce mouvement constatable effectivement est-il inéluctable? durable? pronosticable sur Saint-Nazaire et avec quel pourcentage de fiabilité? Et qu'entraînerait une demande forte sur l'habitat, coût, style, mixité sociale etc... On ne peut affirmer une hypothèse sans faits et chiffres qui la suggèrent et sans s'interroger sur ce qu'elle induit. On ne lit rien de précis là-dessus. - Cap à l'ouest pour la construction faute de place ailleurs... Cest ce qui a été dit en réunion publique. Pourtant des nazairiens regrettent qu'on délaisse au nord, côté Méan Penhoet. A l'heure de la Carène faut-il penser strictement nazairien au risque de grignoter la campagne à l'ouest jusqu'à rejoindre Pornichet comme le laissent penser certaines orientations? - Il est nécessaire de sans cesse entreprendre. Le maire de Saint-Nazaire aime à répéter que la ville doit se développer au prétexte que c'est comme lorsqu'on fait du vélo, si on s'arrête de pédaler on tombe. Or le développement ne peut se justifier simplement par le besoin de bouger et de construire. il faut encore définir des objectifs utiles à la population, définir des priorités. Les nôtres en matière d'urbanisme portent sur les axes de circulation et les transports, c'est à dire les liens, sur la qualité des quartiers et de l'environnement dans et autour de la ville et sur tout ce qui peut favoriser la démocratie locale et l'initiative des citoyens pour la ville. Tout ce qu'a fait et construit la municipalité n'est pas loin de là critiquable, mais la municipalité elle-même ne se gêne pas pour défaire ce qu'elle a fait il y a peu ou changer d'orientation sans s'expliquer auprès des nazairiens . Si le dévelopement c''est comme pour le vélo, encore faudrait-il savoir où l'on va, ne pas changer trop d'itinéraire ou s'engager dans des voies sans issues. Pour illustrer on peut rappeler - le développement de "ville-port" discuté d'abord avec les promoteurs chasseurs de m2 et qui fait si peu de cas de l'environnement vert . - la présentation d'une ville tournée vers le port, et qui butte sur la base ... - les investissements sans fond pour concentrer sur ou sous une base pourrie, des lieux d'animation qui auraient pu à pas plus de coût, éclairer d'autres quartiers... -des orientations commerciales tâtonnantes faites parfois dans les principales intentions d'une part de concurrencer Trignac et de l'aveu du maire pour apporter de l'animation à la base sous marine . Et cela au prix de destructions imprévues et jamais annoncées à l'avance qui par exemple privent la ville de salle de théâtre depuis déjà 4 ans. (citation du 8 juin 2005 « Il fallait précisément créer ce flux commercial près de l'actuelle maison du peuple, où sera aménagée la zone « Ruban bleu », pour faire vivre la base sous-marine. " - des travaux de rénovation des immeubles de la bouletterie et de la chesnaie il y a moins de 10 ans et qui débouchent sur le chantier actuel peu convaincant sur ville ouest. - la ville a laissé se développer les constructions en campagne, pour ensuite annoncer le blocage des constructions à l'intérieur du périphérique , et maintenant mettre le doigt dans un élargissement mal justifié vers Pornichet - Aujourd'hui le maire déclare sans plus d'explication:" J'ai toujours pensé que l'avenir de Saint-Nazaire était à l'ouest." Les absences. Pratiquement rien sur la circulation qui pèse fortement pourtant sur les intentions de construire et l'organisation des villes. - Tout en affirmant la nécessité de la cohérence avec le PLD (plan local de déplacement) le plu et ses présentateurs se contentent de dire ° que les transports en commun sont insatisfaisants et à repenser. ° que aucun axe nouveau de circulation n'est prévu (au moins vers "le centre" car on suggère une nouvelle rocade sans donner d'échéance et sans se soucier des conséquences.) ° que néanmoins les règles d'exigence de parkings varieront en fonction de la proximité avec les résaux de transports en commun... pour l'instant non reprécisés. Pourtant on peut se demander comment penser l'urbanisme, l'accès aux services administratifs importants, aux lieux culturels, sans repenser les axes de liaison surtout à un moment où pour des raisons d'écologie, les modes de déplacement vont se modifier.. Les urbanistes constatent la ségrégation que provoque la proximité ou l'éloignement des centres villes, la proximité ou l'éloignement +des réseaux de transports. La fameuse mixité sociale recherchée dépend des moyens de se rencontrer. Le PLU n'a pas d'objectif là-dessus? Répondre par la juste obligation de répartir les logements sociaux peut satisfaire pour l'avenir, mais ne répare pas l'existence des quartiers éloignés construits comme dortoirs il y a 40 ans. La modification de statut de la route (prévue à 4 voies à l'origine et saturée à certaines heures)entre cran neuf et Océanis, devenant rue, fait perdre en théorie à l'échangeur sa vocation à diriger les voitures vers l'ouest, St marc, Ste marguerite, Pornichet et l'est de la Baule. Il s'agit d'un acte d'urbanisation nous dit-on pour relier La Chesnais à la zone future de Pré-hembert. Mais c'est aussi un acte d'urbanisation qui pose question. Où va passer le flot impressionnant qui bouchonne plusieurs fois par jour? On nous dit qu'il va se diffuser!! Par où? et jusqu'à quand? Est-ce par ces rues que sera desservie la cité sanitaire? La prévision d'un nouveau périphérique du côté de Dissignac n'aura -t- elle pas aussi forcément des conséquences très importantes sur le développement urbain? ° Ne va-t-elle pas devenir la nouvelle limite de construction, ouvrant le champ à l'extension des constructions et à la disparition des terres agricoles? ° Elle éloignera certes les voitures, mais n'incitera -t- elle pas un peu plus à éviter Saint-Nazaire, ses commerces, ses activités? Ces projets lourds en prévision d'urbanisme n'ont pas été traités en réunion publique sur le PLU. Le TUR pourrait être une réponse, non pas pour se servir de son tracé pour urbaniser jusqu'à Pornichet, comme le prévoit déjà le PLU ce que nous refusons (cf texte de l'Addrn). Mais bien pour relier les quartiers entre eux, et ceux ci avec le centre et autre lieux utiles à la vie de tous les jours(marché, commerces, gare, administrations...). Le TUR pourrait aussi remplir une autre fonction positive, mettre la place Blancho rénovée au centre de son tracé, et en faire la place centrale ouverte en étoile dans toutes les directions, pour en faire ce coeur de ville qui manque cruellement à Saint Nazaire depuis la fin de la guerre. Pas de précision sur les évolutions économiques, qui pourtant confirmeraient ou infirmeraient les prévisions de construction. Sommes-nous dans une économie aspirante ou relâchante? Vient-il et viendra-t-il beaucoup de jeunes à saint-Nazaire, ou à l'inverse combien de jeunes quittent la ville? Le mensuel municipal de novembre 2008, aborde la question de façon très étonnante sous le titre: l'économie et l'emploi priorités du PLU. On se contente d'y présenter un pourcentage entre industrie, bâtiment et tertiaire sans préciser ce que l'on compte, les salariés, les entreprises, quels métiers, la place de l'interim dans les services que l'on dit en forte croissance? +62% signifie quoi? Pour justifier quoi? Le pôle administratif de la gare où va se déplacer la Stran désertant l'avenue de la république. Que signifie le chiffre fantastique de 1598 créations d'entreprises en 2006, soit plus de 4 par jour! Que signifie le passage consacré au PLU et au tourisme sur ce mensuel, déclarant Ville-Port premier pôle touristique de Loire Atlantique, alors qu'on a pu lire que passent aussi près de 300000visiteurs au croisic à l'Océarium? et à Nantes au chateau par exemple? Qu'est-ce que cette clientèle d'affaires qui profite de son passage à Saint-Nazaire? En quel sens cela oriente-t-il le "développement" durable de Saint-Nazaire? On aimerait avoir un discours étayé sur ces questions puisqu'à l'évidence, ces déclarations veulent faire passer un message optimiste sur le développement de Saint-Nazaire pour justifier une politique de construction qui étonne. Les oublis et les incohérence. - Le PLU veut encourager les espaces verts. Or à cause des décisions de ne plus collecter les déchets verts, beaucoup de nazairiens remplacent leurs haies par des claustras ou des clôtures en plastique. - Le Plu parle à la fois de renforcer les centres commerciaux d'Océanis et du Point du jour et de la "multiplication des commerces de proximité". Cette affirmation ne facilite pas la lisibilité du projet. - Des urbanistes contemporains reviennent sur la tendance qui a encouragé les artisans à quitter les zones d'habitation. Certes elles pouvaient y entraîner des nuisances, mais surtout leur déménagement pouvait permettre de belles opérations immobilières. En revanche elles contribuaient à mettre de la vie dans les quartiers, susciter les curiosités, maintenir proches les activités du travail. Est-il nécessaire que commerces, services, artisanat restent de proximité? Tout le monde le pense. Le PLU à sa façon en dit un peu, mais propose des pistes contradictoires. - Ainsi, que faut-il entendre par l'intention de favoriser l'essor d'Océanis? d'en parler comme d'un nouveau centre? Cette Zone effectivement regroupe beaucoup d'activités tertiaires, commerciales, d'enseignement, juridiques, para médicales, immobilières, conseils..A-t-on étudié l'impact de ces déménagements sur la vie commerciale du "centre"? En confortant ces Zones et les regroupements d'activités, quelle vie en ville prépare-t-on? - Le PLU veut prescrire aux particuliers l'accord des styles d'architecture mais a donné jusqu'ici des exemples tout à fait autres.. Voir rue du parc à l'eau, l'immaculée, les cubes de toutes aides... - Le PLU parle de mixité sociale, mais a laissé se construire Terra nova, modulo et prévoit les constructions au Plessis selon des modèles de villages fermés sur eux... Des doutes. On sent malgré les belles déclarations d'intention, que domine par dessus tout une volonté de construire à un rythme fort. Cela fait marcher la construction et soutient des emplois dit-on, et cela crée comme une aspiration qui nourrirait d'elle même le développement. Beaucoup craignent que derrière ces affirmations très approximatives se cache l'entraînement irrésistible (et pas forcément voulu au début et même dénié la main sur le coeur) à urbaniser toujours plus à l'ouest et nous faire une ville hors sol. Le doute naît de la façon dont on a vu traiter d'autres dossiers, de ce qui se dessine côté brière de la gare et de la confrontation entre les logiques induites par certains choix et les discours qui les accompagnent. En résumé Nous partageons l'avis de l'adjoint à l'urbanisme qui décrit le PLU comme un acte politique fort. Il a un aspect pratique puisqu'il débouche sur une réglementation pouvant donner de l'équilibre, faire progresser le souci écologique etc. Mais au delà il ouvre à des projets d'avenir, des dépenses, des conditions de vie meilleures ou pires. La municipalité n'a pas fait par le passé que des choix judicieux. Les nazairien(ne)s souhaitent que leur ville ne s'engage pas dans n'importe quelle direction, ni n'importe comment. C'est pour ces raisons que Label gauche, les élu(e)s et l'association ne cessent de réclamer qu'une concertation publique en profondeur, et à plusieurs niveaux soit conduite. Les habitants de Saint-Nazaire ont sûrement des idées sur la façon d'aménager une ville attractive, solidaire et durable. encore faut-il permettre et organiser leur réunion et leur travail. La majorité municipale avait croyait-on, entendu le message. Mais quand les techniciens ont mis 4 ans à produire un flot de cartes diverses pour quadriller la ville, les citoyens sont invités à réagir sous 3 à 4 semaines. Le mot concertation a pourtant été mis à toutes les sauces et, progrès à souligner, dans les réunions sur le PLU est apparu un animateur de salle, tentant d'organiser les questions et de faire du feed back.. Mais l'adjoint à l'urbanisme a eu, au moins dans certaine réunion, un comportement indigne d'un élu du peuple, toujours sur la défensive et dans la contre-offensive, incapable d'écouter vraiment avec un à priori favorable. Il n'a pas compris certaines questions ou il n'a pas voulu les comprendre. Il a noyé ses réponses à côté dans un discours à la fois flasque et autoritaire, auto-suffisant, condescendant et propre à empêcher toute concertation. Moins de 15 questions seront posées pendant les 90 minutes consacrées au débat... C'est dire tout le délayage des "réponses". Contrairement à ce qu'il a prétendu en parlant par exemple des contacts qu'il a eus avec certaines associations, le PLU n'est pas pour l'heure, l'œuvre des nazairiens. |